Qualité, sécurité alimentaire, traçabilité et durabilité. Telles sont nos missions!

Standard Vegaplan

Le Standard Vegaplan est un cahier de charges qui assure la qualité des produits livrés au sein de la filière végétale. Né d'une initiative interprofessionnelle, il a été développé par les associations agricoles et les acheteurs de matières végétales. Il garantit la sécurité alimentaire, la traçabilité, la qualité technologique et, nouveauté, la durabilité et la lutte intégrée (Integrated Pest Management). Outre l’accès au marché, il permet à l’agriculteur d’assurer le respect des obligations légales et de répondre aux demandes des acheteurs et aux attentes des consommateurs. Le Standard Vegaplan s’applique à toutes les cultures à l’exception des cultures ornementales.

La sécurité alimentaire et la traçabilité du produit sont essentielles. Dès la fin des années 90, les acheteurs de matières végétales, réunis au sein d’une plate-forme, ont souhaité, en concertation avec les associations d’agriculteurs, reprendre ces exigences légales dans un cahier des charges, en y ajoutant des critères supplémentaires liés à la qualité du produit, à l’environnement, à la sécurité du travailleur. De cette initiative est né le Standard GIQF (Gestion Intégrale de la Qualité de la Filière), dont la première version a été publiée en 2004.

Dans le cadre de son développement continu, le cahier des charges se devait de prendre en compte la durabilité, un thème sociétal dont l’importance ne cesse de croître et qui englobe les dimensions environnementale, sociale et économique. De nombreuses mesures étaient déjà prises en compte dans le Standard GIQF, principalement au niveau environnemental.

Pour l’agriculteur, la certification du Standard Vegaplan constitue la preuve qu’il respecte:

  • les exigences légales de l’AFSCA (Agence pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire) concernant l’Arrêté royal du 14.11.03 sur l’autocontrôle, la notification obligatoire et la traçabilité dans la chaîne alimentaire. Il peut ainsi bénéficier d’une réduction importante sur la contribution payée annuellement à l’Agence et faire l'objet de moins d'inspections de la part de l'AFSCA
  • les exigences régionales en matière d’utilisation durable des pesticides et la mise en œuvre de la lutte intégrée (Integrated Pest Management)
  • un nombre important de mesures liées à la conditionnalité qui définissent l’accès aux aides de la Politique Agricole Commune
  • les critères qui définissent la qualité imposée par les acheteurs (criées, industries du négoce et de la transformation)
  • les attentes en matière de développement durable, y compris pour les cultures destinées aux biocarburants

En un audit, l’agriculteur répond aux attentes de différentes instances. Cette certification valorise le travail fourni par le maillon agricole, tout en améliorant les performances de l’exploitation, et constitue une reconnaissance de la qualité des matières végétales produites.

Pour l’acheteur, la certification Vegaplan constitue une simplification en matière de contrôle, une garantie que les produits livrés correspondent aux normes définies par le cahier des charges, et une réponse aux attentes de leurs clients.

schéma standard vegaplan

Qu'entend-on par "développement durable" au niveau agricole?

L’objectif du Standard Vegaplan est d’obtenir une production saine, de qualité, régulière et suffisante tout en réduisant au maximum l’impact sur l’environnement et en préservant la pérennité de l’exploitation. Un équilibre est donc nécessaire entre les aspects environnementaux, sociaux et économiques.

La dimension environnementale se rapporte essentiellement à la gestion des ressources naturelles afin de garantir leur disponibilité à l’avenir. Elle couvre également la biodiversité ainsi que la qualité de l’eau potable et de l’air et la prévention des déchets.

La dimension sociale concerne avant tout les questions d’emploi, de formation et d’accès aux services par rapport aux autres agents économiques.

Quant à la dimension économique, elle a trait à l’usage efficace des ressources, à la compétitivité et à la viabilité de l’exploitation.

Face à la multiplication des cahiers des charges, questionnaires, check-listes,… liés à durabilité dans le secteur alimentaire, une plate-forme de concertation de la chaîne alimentaire s’est constituée afin de faire l’inventaire des exigences ‘Développement durable’ des différents maillons de la chaîne (distribution, entreprises alimentaires, foodservices). L’objectif de la plate-forme était de définir un cadre générique tout en laissant suffisamment de liberté pour que chaque maillon développe sa propre vision. Une collaboration avec l’Université de Gent a été requise. A partir du travail réalisé, Vegaplan a relevé le défi en reprenant les différents aspects et en les intégrant dans son cahier des charges qui comportait déjà un nombre important de points liés au respect de l’environnement. L’effort à consentir pour couvrir les trois dimensions de la durabilité était donc réaliste mais surtout essentiel en terme de crédibilité.

En outre, dans le cadre de la promotion des énergies renouvelables dont les biocarburants produits à partir de matières premières agricoles, la directive européenne RED (Renewable Energy Directive 2009/28/CE) définit les conditions d'obtention des matières premières agricoles cultivées utilisées pour produire des biocarburants durables au sens de cette même directive. Ces conditions figurent à l'annexe 14.X. Elles doivent normalement être vérifiées dans les exploitations agricoles par les producteurs de biocarburants. Afin d'éviter ce contrôle supplémentaire, des exigences de conformité de la biomasse d'origine agricole aux critères de durabilité des biocarburants ont été ajoutées au Standard Vegaplan.

Une réponse en matière de lutte intégrée

Les autorités régionales imposent, dans le cadre d’une réglementation européenne (2009/128/CE), le respect de mesures concernant une utilisation des pesticides compatible avec un développement durable. Elles visent ainsi à réduire les risques et les effets des pesticides sur la santé humaine et sur l’environnement en encourageant le recours à la lutte intégrée contre les ennemis des cultures et à des techniques de substitution, telles que les moyens non chimiques alternatifs aux pesticides.

Certains aspects figuraient déjà dans le Standard GIQF. Les mesures qui faisaient défaut ont été rajoutées dans le Standard Vegaplan, afin de répondre aux attentes des autorités régionales et éviter un contrôle supplémentaire de leur part.