Qualité, sécurité alimentaire, traçabilité et durabilité. Telles sont nos missions!

FAQ pour les acheteurs

Afficher tout / Cacher tout

Quelle est l’origine de Vegaplan et de la PTMV ?

La PTMV est la Plate-forme de concertation pour la Transformation et le négoce des Matières premières et produits Végétaux. Elle est composée des membres suivants: Belgapom (négoce et transformation des pommes de terre), Afpaca (Association professionnelle des fabricants d’alimentation animale), Synagra (Association professionnelle des négociants en cultures céréalières belges), Cefi Belgium (transformation des chicorées), ARMB (Association Royale des Meuniers Belges), Fresh Trade Belgium (négoce des fruits & légumes), Subel (Association des Producteurs de Sucres belges), Vegebe (Association des Transformateurs et Négociants en Légumes Industriels) et VBT (Union des Criées Belges).

En 2001, les organisations sectorielles et la PTMV ont pris l’initiative de développer ensemble un système bottom-up qui garantit la sécurité et la qualité des produits alimentaires ainsi qu’une série d’exigences environnementales. C’est ainsi qu’en 2003 fut fondée l’a.s.b.l. Vegaplan.be, dont la mission était de mettre sur pied et gérer le système. En 2004 parut la première version du Standard GIQF, qui n’était à l’époque applicable qu’aux pommes de terre, fruits et légumes. Son champ d’application n’a cessé de s’élargir au fil des ans. En 2013, à l’occasion de la sixième version du Standard, celui-ci est devenu le « Standard Vegaplan » au lieu du « Standard GIQF »; cette nouvelle version intègre également les aspects de la lutte intégrée et de la durabilité.

Qu’est-ce-que le Standard Vegaplan Production Végétale?

Le Standard Vegaplan Production Végétale comprend l’ensemble des exigences légales relatives à la sécurité alimentaire ainsi que des exigences complémentaires relatives à la sécurité des produits, la traçabilité et la qualité des produits auxquelles doit satisfaire la chaîne alimentaire. Le Standard comprend aussi des exigences relatives à la durabilité et reprend les exigences légales en matière de lutte intégrée.

Le Standard Vegaplan est applicable à toutes les cultures (sauf les productions horticoles non-comestibles/les productions décoratives).

Où puis-je me procurer le Standard Vegaplan et ses check-listes ?

Tous les documents sont disponibles en français, néerlandais et anglais sur le site.

Où puis-je vérifier la certification des agriculteurs ?

Les acheteurs de produits primaires peuvent demander l’accès à la banque de données Vegaplan. Au moyen d’une recherche via le numéro d’entreprise ou le numéro d’unité d’exploitation, ils peuvent vérifier le statut de certification de leurs fournisseurs. Ils peuvent également être automatiquement avertis par email lors de tout changement survenant dans ce statut (certificat annulé, périmé, renouvelé etc.).

Un manuel d’utilisation de la banque de données est disponible. Ce manuel indique toutes les possibilités de consultation en matière de vérification de statuts de certification des fournisseurs de produits primaires, explique comment accéder au service d’avertissement par mail lors de changements dans ces statuts, etc.

Par qui le Standard Vegaplan est-il reconnu? Quelle est l’utilité du certificat ?

Les producteurs d’aliments pour animaux certifiés selon le système GMP doivent faire certifier une partie du tonnage de leurs produits végétaux primaires belges selon le système Vegaplan. Le Standard Vegaplan est également reconnu en tant que garantie de qualité au sein du système GMP+.

Les producteurs qui livrent des fruits sous le label de qualité Flandria doivent être certifiés selon le Standard Vegaplan ou le Standard GlobalGap. Un certificat Vagaplan ou Globalgap est aussi exigé sous le label de durabilité Responsibly Fresh.

En outre, le Standard Vegaplan Production Végétale est officiellement considéré comme équivalant aux systèmes QS en Allemagne et VVAK aux Pays-Bas. Q&S est un label de qualité allemand qui concerne l’intégralité de la chaîne alimentaire. Les pommes de terre, fruits et légumes destinés au marché du frais couverts par un certificat Vegaplan peuvent être exportés vers un grossiste ou distributeur allemand certifié Q&S.

Aux Pays-Bas, le certificat Vegaplan pour les céréales, les légumes industriels et les betteraves sucrières est considéré comme équivalant au certificat « VoedselVeiligheid Akkerbouw ». Ceci permet aux producteurs belges de grandes cultures de vendre leurs légumes à l’industrie transformatrice néerlandaise qui exige le certificat VVAK.

En outre, une concertation est en cours à l’échelle européenne, au sein de la plateforme « A-net » (qui comprend Q&S, AMAG.A.P, SwissG.A.P, VVAK et Red Tractor) dans le but d’harmoniser le plus possible les différents systèmes.

Quels sont les points communs et les différences entre le Standard Vegaplan et GlobalG.A.P ?

Il n’y a pas eu de benchmark portant sur le Standard Vegaplan Production Végétale et GlobalG.A.P, cependant, dans son interprétation nationale, le groupe technique belge de GlobalGap fait autant que possible référence au Standard Vegaplan.

En outre, le secrétariat de Vegaplan a réalisé une comparaison entre les deux standards. Il ressort de cet exercice que les deux systèmes sont très proches. GlobalG.A.P met plus l’accent sur la santé et la sécurité sur les lieux de travail, et charge l’agriculteur de réaliser lui-même plusieurs analyses de risque. Le Standard Vegaplan est plus centré sur la sécurité alimentaire et les enregistrements. Ses exigences correspondent aux réglementations nationales et régionales.

Les deux systèmes partagent le même objectif et la même méthode. La principale différence entre eux réside dans la fréquence des audits, à savoir une fois par an pour GlobalG.A.P contre tous les trois ans (accepté par l’AFSCA) pour le Standard Vegaplan. L’autre différence importante est que le Standard Vegaplan comprend intégralement le ‘Guide de l’autocontrôle pour la production primaire); il s’agit d’un système mis en place par l’AFSCA qui garantit la sécurité des végétaux et de l’alimentation, la qualité technologique et la préservation de l’environnement. C’est en partie à cause de la bonne réputation de l’AFSCA que la Belgique se trouve parmi les pays précurseurs en matière de sécurité alimentaire. Enfin, GlobalG.A.P a été lancé par le secteur de la distribution (approche « top-down »), alors que le Standard Vegaplan a été élaboré par la chaîne (approche « bottom-up »).

Dans la pratique, les distributeurs exigent le plus souvent GlobalG.A.P pour le marché du frais mais acceptent d’autres systèmes pour les produits transformés.

Comment intégrer le Standard Vegaplan dans votre propre système d’autocontrôle/de qualité?

Pour les négociants et les transformateurs, il est intéressant de faire appel à des entreprises certifiées Vegaplan, dont les données peuvent être suivies dans la Banque de données de Vegaplan. Ceci leur permet de produire les garanties requises lors d’un audit IFS ou BRC.

Quel est l’intérêt d’intégrer la certification Vegaplan dans vos contrats avec vos fournisseurs de produits végétaux ? (e.a. avantages pour les agriculteurs / l’accès au marché)?

Dans le cadre des systèmes de qualité des transformateurs belges ou étrangers (qu’il s’agisse du système d’autocontrôle imposé sur la base de la législation relative à l’hygiène ou bien des systèmes privés comme, entre autres, IFS ou BRC), la sélection des fournisseurs est un élément-clé.

Imposer la certification selon le Standard Vegaplan (ou un système équivalent) dans les contrats et conditions d’achat applicables à vos fournisseurs (de la production primaire ou intermédiaire) vous permet de réduire les risques au niveau de la sécurité alimentaire et végétale, de couvrir éventuellement aussi les facteurs de durabilité ou environnementaux, et de garantir une réelle traçabilité jusqu’à la parcelle. Vegaplan vous donne la possibilité de prouver cette sélection de fournisseurs certifiés lors d’un éventuel audit (ou une inspection), au moyen de la banque de données mise à disposition des acheteurs.

Lorsque des matières premières et/ou de produits ne sont pas couvertes par un système de qualité, c’est le fournisseur ou l’acheteur qui devra fournir lui-même les preuves, ce qui implique des charges administratives et financières. S’il ne peut fournir ces preuves, l’opérateur du secteur négoce et transformation risque de ne pas pouvoir répondre aux conditions légales et/ou extralégales.

Quelle est la différence entre les activités « Légumes industriels, intervention manuelle » et « Légumes industriels, sans intervention manuelle » ?

Dans le cadre d’une (grande) culture destinée à l’industrie, il n’y a pas d’intervention du producteur lors de la première transformation.

Dans le cadre des légumes industriels ave une intervention manuelle , la première transformation a bien lieu au sein de l’exploitation. Il s’agit du lavage, de la coupe et de la préparation au marché qui sont effectuées par le producteur lui-même. Les conditions applicables aux cultures intensives sont plus strictes que celles applicables aux légumes « sans intervention manuelle ».